| Quels sont des exemples de choses
qui sont faites, retenues, connues, ou ressenties en commun
par les êtres humains malgré leurs différences?
Les exemples sont innombrables. Nous avons mentionné
l’amour des enfants, l’instinct de vivre, le désir
pour la santé, la connaissance, et le bonheur et l’inquiétude
pour la sécurité et le bonheur de ceux que nous
aimons. Ce sont des aspects partagés de l’expérience
humaine : ils font partie de nos vies sans importer qui nous
sommes, comment différents que nous sommes, ou où
nous vivons. Nous avons mentionné notre identité
biologique et nos vulnérabilités partagées
aux maladies et aux blessures, aux sensations du plaisir et
de la douleur.
En examinant ces exemples et d’autres, il est important
pour chacun de nous de considérer, « Comment important
est cet aspect de ma vie? Si j’essayerais d’énumérer
en ordre d’importance les expériences de ma vie,
quelle position ou priorité donnerais-je à cet
aspect? Quel rôle est-ce que la santé de mon enfant,
ma capacité d’utiliser et de comprendre les mots
et les numéros, ou mon amour pour la nature joue dans
mon expérience complète, dans ma capacité
d’aimer la vie, de fonctionner avec succès dans
la société, ou d’aimer et supporter les
autres? Si une ou plus de ces choses me seraient volées,
comment profondément serais-je affecté? »
Lorsque ces questions sont demandées et répondues
pour chaque exemple d’expériences humaines en commun,
la signifiance de la gamme entière de la connaissance,
les croyances, et les expériences partagées par
l’humanité devient évident. Enfin, nous
pourrons demander : Est-ce que notre humanité en commun
– tout ce qui est fait, retenu, connu, ou ressenti en
commun par les êtres humains, malgré leurs différences
– est assez importante qu’elle mérite un
symbole universel propre à elle? Mérite-t-elle
un symbole qui nous rappelle toujours de notre lien commun et
qui fournit un équilibre aux symboles que nous avons
utilisé pour des centaines d’années pour
représenter et souligner notre diversité, nos
différences, et notre séparation?
Malgré nos différences, nous vivons sur la même
planète finie. Nous dépendons sur l’énergie
du soleil, sur l’air et l’eau propres, et sur les
plantes et les animaux de la terre. Nous cultivons le sol et
nous suivons plusieurs des mêmes principes de l’horticulture
et de l’élevage. Nous nous émerveillons
aux mêmes étoiles et cieux, et nous sommes touchés
par la splendeur et la pouvoir de la nature. Nous sommes affectés
par les mêmes forces naturelles comme le vent, la pluie,
et les tempêtes. Nos vies sont indexées –
de jour en jour – par les saisons et par les variations
climatiques.
Malgré nos différences, nous vieillissons et
nous avons conscience du vieillissement et de notre mortalité.
Nous vieillissons de la même manière : le peau
devient ridé, nos muscles rétrécissent
et deviennent flaccides, nos corps ralentissent, et nos organes
déclinent. Avec l’âge, nous acquérons
une sagesse extraordinaire, et nous ressentons une acceptation
de plus en plus répandue de « ce dont il s’agit
».
Malgré nos différences, nous vivons nos vies
entourés par des êtres humains. Nous tolérons
certaines personnes, et nous manifestons une tendresse unique
pour d’autres personnes, que nous appelons « amis
». Nous dépendons de nos amis pour la consolation
et pour la camaraderie et ils dépendent de nous pour
les mêmes choses. Nous cherchons leur conseil et nous
leur conseillons. Sachant ce que nos amis fassent pour nous,
nous sommes indulgents envers eux et nous pouvons négliger
leurs imperfections. Nous sentons une fidélité
envers eux.
Malgré nos différences, nous sommes entourés
par les produits et les effets du genre humain. Chaque rue et
sentier, chaque vitre, chaque ceinture et soulier, chaque édifice,
clôture, clou, et jardin; les avions au-dessus de la tête
et les automobiles dans la rue; chaque téléphone,
chaise, livre, chemise, cigarette, boîte, tournevis, signalisation
routière, ordinateur, vaisseau nautique, trombone, et
mât de drapeau – sont les produits et les effets
du genre humain. Les bruits dans la rue venant des autos et
des autobus, des hommes et femmes qui se parlent, des marteaux
qui tapent, de l’équipement qui passe dans un bruit
de tonnerre, des bébés qui pleurent, de la musique
venant des maisons et des magasins – ce sont les produits
et les effets du genre humain. Mêmes nos pensées
privées « jouent » dans une langue qui n’est
pas de notre fabrication, mais qui est un produit du genre humain.
L’expérience humaine est une expérience
partagée en grande mesure. Si – en lisant ces mots
– vous pouvez entendre les bruits de la circulation dehors
votre fenêtre, ou les bruits des enfants qui jouent, ou
le son de la télévision ou du radio dans le fond,
ou le ronflement des lumières, ne pensez-vous pas que
c’est le même pour l’homme qui lit ceci à
Buenos Aires, à Monrovia, ou à Frankfurt? –
ou pour la femme qui lit ceci à Toronto, à Bagdad,
ou à Rangoon?
Malgré nos différences, nous ressentons l’amour
et le désir sexuel; nous trouvons des partenaires et
nous donnons naissance aux bébés et nous les élevons.
Nous réagissons aux événements joyeux ou
comiques de la même façon – en souriant –
ou par cette éruption étrange et involontaire
dans les poumons, rire. Nous accueillons les périodes
de tranquillité, de loisirs, du bien-être, et dont
le coeur est léger parce que nous savons que la vie est
incertaine – que la fatigue, la frustration, le travail
dur, la dépression, le chagrin, ou le désir pourrait
arriver tout à coup.
Chacun de ces aspects de la vie humaine est le même pour
tous les êtres humains partout, malgré leurs différences
nombreuses. De nouveau, il y en a des différences –
des différences importantes – mais comme il y existe
des différences, il y a ces exemples et des exemples
innombrables de notre humanité en commun. Un exemple
n’est pas exclusif de l’autre; les deux sont «
au travail »; les deux nous touchent chaque jour de nos
vies.
Chaque livre et chaque mot sont un témoignage de la
connaissance en commun et des expériences partagées
de l’humanité. Chaque paire de lunettes; chaque
pilule; chaque bouteille de bière ou de boisson frisée;
chaque bicyclette ou véhicule; chaque chanson, poème,
arme. De l’utilisation des cuillères à l’utilisation
des ordinateurs; de la connaissance de la natation à
la connaissance de la théorie quantique... Le pont que
vous traversez afin d’aller au travail ou de visiter un
ami ou un parent – c’est un produit de quoi? De
la connaissance en commun de l’humanité du génie,
des pratiques et matériaux de construction fiables, des
mesures précises, des formules de mathématiques,
et des lois de la physique. N’est-ce pas la vérité
pour les ponts de la Corée du Nord, de l’Australie,
du Nigeria, et de la Belgique aussi? N’est-il pas vrai
pour les barrages, les tunnels, les ponts, et les autres structures
autour du Pérou, des États-Unis, de l’Inde,
et de la Hollande?
Les vies de tous les êtres humains sont affectées,
protégées, influencées, et informées
par la connaissance en commun de l’humanité du
génie, des mathématiques, des pratiques de la
conception de dessins et de la construction, et des lois de
physique. Cependant ces connaissances sont que quatre études
relativement petites dans une étendue vaste de la connaissance
humaine. Il existe un océan véritable de connaissance
partagée et cet océan continuera à exister
et à grandir, malgré nos différences.
N’est-il pas apparent que beaucoup de ce qui est fait,
retenu, ou ressenti en commun par les êtres humains, malgré
leurs différences, est une partie essentielle de l’existence
« séparée » de chaque personne –
essentiel à sa bonheur, à son succès, et
à l’existence, la bonheur, et le succès
de ceux qu’elle aime?
Rien n’est enlevé de nos différences –
les tiennes, les miennes, ou celles de n’importe qui –
mais demandez-vous ceci : si j’essayerais d’énumérer
en ordre d’importance les expériences de ma vie
– c’est-à-dire celles qui sont partagées
et celles qui ne sont pas partagées – quelle partie
jouent ces choses en commun dans ma capacité d’aimer
la vie, de fonctionner avec succès dans la société,
ou d’aimer et supporter les autres? Plus tard, quelle
partie joueront ces expériences dans la vie de mes enfants?
Combien d’importance donnerais-je à ma capacité
et mon désir pour l’amitié; ou mon amour
de la nature; ou ma capacité d’avoir accès
à l’information et de pouvoir communiquer à
travers les mots et les symboles; ou mes sentiments de l’amour
pour mon enfant; ou le fait que j’été né
dans un monde où moi ou les personnes que j’aiment
pourrons être sauvés par des médicaments
ou par des procédés médicaux développés
par le genre humain; ou le fait que nous (les personnes que
j’aime et moi) vivons dans un monde où des produits
innombrables ont été développés
et partagés par d’autres qui aident à simplifier
la vie et à augmenter notre sécurité et
notre niveau de production; ou le fait qu’au cours de
ma vie j’ai vécu des expériences de douleur
et de déception et que j’ai de la compassion pour
les autres personnes qui sont blessées, malades, ou découragées?
Peut-être ces exemples ne seront pas en haut de la liste
(ce n’est pas important), mais sûrement chaque être
humain sensé placerait ces aspects et d’autres
aspects partagés de l’expérience humaine
relativement hauts sur sa liste. Sûrement, ce sont des
qualités humaines importantes.
Le Drapeau Compagnon est un geste simple de la reconnaissance.
Il représente la proposition que ce qui est le même
dans tous les êtres humains, et autour de tous les êtres
humains, est une partie intégrante dans l’équation
de chaque vie humaine. Il n’est pas la seule partie; il
n’éclipse pas nos différences, et il ce
peut qu’il n’est pas aussi important à nous
que quelques de nos différences; mais il coexiste avec
ces différences tout de même dans une dualité
toujours présente. L’adoption du Drapeau Compagnon
signifiera que les personnes du monde sont d’accord :
notre humanité en commun – ce fait seul –
vaut la peine de symboliser. Il est digne d’un rappel
tangible et toujours présent pour être placé
devant nos yeux, devant les yeux de nos enfants, et devant les
yeux de toutes les générations de l’avenir
afin que notre lien commun ne pourrait jamais être oublié,
rejeté, ou négligé.
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